29/03/2004

Il va rentrer

Hé oui, j'ai appris aujourd'hui que mon homme allait revenir à la maison.
Il aura une infirmière qui viendra tous les jours et tout un encadrement.
Je suis contente.  Il sera mieux chez lui qu'à l'hopital.
Ce sera pas facile à vivre, car il est toujours malade bien sur mais au moins il sera bien.
Et puis pour moi ce sera beaucoup plus facile.  Je pourrais plus aisément travailler de la maison, je pourrais aussi m'occuper un peu de la maison que j'ai vachement délaissée.
Je suis contente pour lui.  En plus on a un soutien 24h/24 pour un coup de main, une explication ...
Cest tout de même mieux d'être chez soi.
 
Ben voilà, pas grand chose à dire si ce n'est que je suis contente . . . Un petit coin de ciel bleu dans le gris des nuages.
 
 
 
 
 
 
 

23:13 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/03/2004

Je ne vous oublie pas

Mais malheureusement j'ai vraiment très peu de temps alors ce blog est un peu déserté.
Je voudrais vous remercier tous et toutes pour vos petits mots toujours très réconfortant.
Mon homme va un peu mieux grace à un nouvel anti-douleurs qui lui permet de rester plus éveillé.  Mais ca ne fait que masquer le problème.  La tumeur grandit et est déjà au niveau du cervelet.  Le cerveau n'est plus loin et lorsqu'il sera atteint, mon homme déconnectera.  Je lui souhaite simplement de partir sans souffrir et si possible de ne pas se rendre compte.
Je voudrais le garder le plus longtemps possible mais ce serait égoiste de ma part s'il souffre ou s'il n'est vraiment pas bien.
Je n'ai pas l'occasion de passer sur vos blogs et de vous remercier un à un de vos gentilles marques d'attention mais sachez que ca me va droit au coeur.  Même si pour la plus part nous ne nous connaissons qu'à travers le net, ces petits mots ont énormément d'importance.
Je vais maintenant aller voir mon homme.
Je vous embrasses tous et vous remercie encore

10:11 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/03/2004

Mon âme se vide

Oui je suis toujours là mais mon âme se vide. Mon homme est de plus en plus mal et j'ai tellement peur de le perdre.  Je reste avec lui le plus possible mais ce n'est pas encore assez.  Je vois son état se dégrader et je ne peux rien y faire.  Pourquoi en arrive-t-on à ce résultat ?  Pourquoi ne peut-on pas faire plus ? Je me sens impuissante et je n'ai pas l'habitude de baisser les bras et là on m'y oblige.  Je n'arrive pas à accepter, je ne le peux pas.  Que vais-je devenir s'il n'est plus là ?  Rien ne me retiendra plus ici.  Je vais perdre mon amour, mon âme soeur, la personne pour qui je me suis battue.  S'il existe un dieu, je ne comprends pas qu'il laisse faire ce genre de chose.  Je n'ai plus la force de me battre, la vie m'impose de lourdes épreuves depuis 2 ans et je deviens lasse de me battre contre tout tout le temps.  Ou sont les petits bonheurs de la vie, les joies, les choses gaies ?  Je ne les vois plus.
Mes forces m'ont abandonnées et pourtant je dois le soutenir, il va mener un dur combat et il aura besoin de moi.  Il faut que je trouve le sursaut qui me permettra de l'accompagner mais pour combien de temps.  Je ne veux pas qu'il souffre mais je ne veux pas le perdre.
Je l'aime, je t'aime mon amour, tu feras toujours partie de moi
 

09:20 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/03/2004

Et c'est repartit pour un tour

J'essayais de ne pas y penser, je me disais que ca allait, qu'il n'était pas trop mal.  Et voilà que depuis hier, plus rien ne va.  Il ne mange plus grand chose depuis Strasbourg, il est tout le temps fatigué, ne se sent pas très en forme, il a des vertiges et des nausées.  Et aujourd'hui, c'en était de trop.  Il a du appelé le pneumologue.  Plus moyen de trouver une position ou il n'avait pas mal.  Nous voilà donc en route pour l'hôpital et la consultation du pneumologue.  Après une radio, le verdict tombe : il y a à nouveau de l'infection, il a maigris et son état général est affaiblis.  Bon monsieur T. on vous a réservé une chambre avec vue sur le chantier d'agrandissement de l'hopital. Vous ferez donc un séjour chez nous de 10-12 jours durant lequel on va combattre votre infection, soulager au mieux vos douleurs et vous retaper grace à de la nourriture en baxter.  Nous voici donc repartis pour la troisième fois avec ce traitement de requinquage.  J'espère que ca marchera comme les 2 premières éditions.  Putain de cancer, non seulement tu nous empêches de vivre nos rêves mais tu le fais souffir en plus et s'il souffre et bien je souffre aussi.  La radiothérapie est aussi pour quelque chose dans toutes ces douleurs.  Au lieu de tuer cette maudite tumeur, les rayons ont créés des abcès qui se remplissent régulièrement d'infection et qui empeche mon homme de se nourrir et de vivre correctement.
D'habitude, son séjour à l'hôpital arrive toujours quand je suis en congés mais cette fois c'est à la fin de mes vacances.  Lundi je recommence le boulot et je vais devoir courrir entre Bruxelles, la maison et l'hopital.  Ca va pas être de tout repos mais on commence à avoir l'habitude. Et cette tumeur, elle ne faiblit pas elle, au contraire.  Elle résiste à tous les traitements et les docs ne voient plus trop ce qu'ils vont pouvoir faire.  Mais n'y a-t-il pas un nouveau médoc quelque part qui pourrait sauver mon amour.  La vie est parfois bien cruel, il est jeune, il a encore plein de chose à vivre et il ne peut pas m'abandonner comme ça.  S'il existe un dieu quelque part, j'aimerai l'implorer et lui demander grâce.  Je ne veux pas baisser les bras, je veux encore y croire.  Tout ne peut pas toujours être noire.  Courage mon amour, bats toi et tu verras, tu le vaincre ce mal qui pour l'instant te ronge.  Et moi je suis là, avec toi et je t'aiderai à le faire fuir.
Je t'aime mon amour.

23:41 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Putain de soirée

Pourtant la journée avait bien commencé.  J'avais avancé dans le ménage, ce qui n'est pas la chose que j'aime le plus faire quand je suis en congés.  Hier j'avais fait les fenêtres et la devanture, aujourd'hui j'ai rangé un peu partout et j'ai rempli le frigidaire. Il ne me reste plus qu'à laver partout à terre et ce sera fini.  Donc j'étais plutot de bonne humeur.  Mon chéri avait passé mon auto au car-wash.  Tout était nickel chrome.  Je me préparais pour le rendez-vous de ce soir : Le Kick-Off.  Chaque année, la boîte ou je bosse organise une soirée au cours de laquelle on fait le bilan de l'année précédante et ou on parle des projets et des objectifs pour le futur.  Soirée assez sympatique en général qui se termine par un drink et quelques sandwichs.  Après une bonne douche, me voilà donc en route pour aller retrouver mes collègues.  La soirée débute comme d'habitude par l'allocution de notre General manager qui nous expliquent que nous avons bien redressé la barre à la suite de la dégringolade du business informatique suivant les évenements du 11 septembre.  Les résultats de 2003 sont d'ailleurs bien meilleur qu'escomptés.  Ils nous en félicitent car si la société a repris aussi bien du poil de la bête alors que nos concurrents sont toujours dans le rouge pour la pluspart, c'est bien grâce à chaque employé.
S'en suit une présentation des différents changements opérés et à venir concernant le business : branches abandonnées car plus rentables, nouvelles directions.  Assez intérressant mais un peu longuet.  Vient ensuite les résultats du lead-contest.  La boîte nous encourage à trouver de nouvelle oportunité de vente et pour chaque oportunité valide suivant des critères bien précis, vous entrer dans le tirage au sort de 2 bons voyage d'une valeur de 1000 euro chaqu'un.  Bien évidemment, en travaillant à l'administration, il n'est pas évident d'apporter de possible futur client.  Le tirage au sort est effectué et c'est à ce moment que je me dis, ca y est, les discours touchent à leur fin.  Mais ho surprise, notre general manager nous informe qu'il a été décidé, cette année, de remettre des awards aux employés les plus méritants.  Tous les managers se sont réunis et ont élus les personnes qui recevront ces récompenses, qui sont en fait une prime.  On affiche alors les noms des personnes recevant les silvers awards, la liste n'est pas très longue mais elle m'étonne tout de même par le choix de certaines personnes, vient ensuite la liste des golds awards, un peu plus longue celle là.  Et la je suis suprise, 2 de mes collègues directes recevoient un gold award.  On termine pas le platinum award, une et une seule personne.  Et la c'est la déception totale.  Mon nom ne figure sur aucunes des listes.  Je tombe de bien haut.  Moi qui n'hésite pas à faire des heures supp non payées, qui fait 250 km tous les jours pour aller bosser, qui donne le meilleur de moi même pour cette société, qui fait autant d'heures voire plus que mes deux collègues, qui fait le même job qu'elles, he bien les managers n'ont pas estimer que je méritais une récompense.  La j'ai envie de m'éffondrer, de pleurer, de hurler.  J'ai alors ma collègue qui vient me trouver et me demande de venir sur le côté avec elle.  Elle ne comprend pas pourquoi je n'ai pas droit à cette prime, trouves que je la mérite autant voir plus qu'elle car elle sait elle que j'étais la pour la remplacer pendant son repos d'accouchement, ne comprends pas que mon patron parlant de moi avec éloges et étant toujours content de ce que je fais ne m'ai pas récompensé.  Elle me dit se sentir très mal vis à vis de cette situation et prend la décision de partager sa prime avec moi.  Ce que je refuse bien évidemment.  Elle n'y est pour rien dans ce qui arrive ce soir.  Mais elle insiste et me dit que je n'ai pas le choix, sa décision est prise.  J'ai beau protester, lui expliquer la raison de mon refus, rien n'y fait.  Je ne peux que m'incliner et la remercier de tout mon coeur.  C'est vrai que dans ma situation actuelle, qu'elle connait d'ailleurs fort bien, cette petite prime est fort bien venue mais je ne vois pas pourqu'elle est devrait sacrifier ce qu'on lui offre pour me valoriser un peu.  Sa réaction me fait chaud au coeur même s'il est vrai qu'il me reste un goût amer au fond de la bouche, celui de la non reconaissance.  De retour avec le groupe, je fais bonne figure. Et pourtant je ne suis pas au bout de mes surprises.  En papotant de ci, de là, je viens à parler avec une autre collègue féminine mais qui n'est pas du même bureau que moi.  Et là elle m'apprend qu'elle est enceinte de 6 semaines.  A nouveau un coup au coeur.  J'apprendrais un peu plus tard dans la soirée qu'une autre est aussi enceinte.  Je sais qu'il ne faut pas jalouser les autres, et quoi qu'on puisse en penser, je suis heureuse pour elles mais quand on sait que pour la première, sa grossesse n'a lieu d'être que pour faire plaisir à son mari car elle n'a pas trop envie de voire son corps déformé par cet heureux évènement et que pour la seconde il s'agit d'un accident, ca fait un peu mal.  D'autant plus que personnelement ca fait 2,5 ans que j'essaye désespérement d'avoir ce bonheur.  Que je ne rêve que d'une chose depuis des mois : pouvoir donner la vie et que là aussi cela m'est refusé.  Alors je craque et j'en ai marre, marre de ramer, marre de me battre contre tous les coups du sort qui me poursuive depuis 2 ans, marre de ne jamais voir un petit coin de ciel bleu pointer le bout de son nez dans mon horizon. En 2 ans de temps, j'ai perdu mon père, j'ai tenter d'être enceinte sans résultat, mon homme a appris qu'il avait un cancer, j'ai eu pas mal de soucis financier à cause de demi-frère sans scrupules.... Et malgrés cela j'essaye encore de me battre, j'essaye de garder le moral, j'essaye de soutenir mon homme du mieux que je puisse, j'essaye de réussir professionnellement....  Mais voilà, il y a visiblement quelqu'un qui a décidé quelque part, que le bonheur ce n'était pas pour moi.  Même quand je fais un truc simple comme me présenter à un casting pour un défilé de mannequin ronde, je ne réussis pas.  La aussi on me fait des compliments mais je ne suis pas retenue.  Alors que faut-il penser ?  Que faut-il faire ?  Se lamenter ? baisser les bras ?  Je ne demande pas la lune, mais juste un peu de droit au bonheur.
 
 

01:50 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/03/2004

Amour

Tu n'es pas completement à moi
Et pourtant je pense sans cesse à toi
Aucun jour ne passe
Sans que ton image dans mon esprit n'apparaisse
Lorsque le quotidien dans la déprime me laisse
Le son de ta voix au téléphone me fait refaire surface
Pour la première fois j'ai envie de construire quelque chose, de m'installer
De tout partager et peut-être même fonder un foyer
A présent mon destin est entre tes mains
Tu dois faire un choix
Ce sera elle ou moi
J'espère juste que mon avenir partagera le tien
Mais quoi qu'il arrive, je veux que tu saches
Que de toi mon coeur s'amourache
 
Je t'aime

14:16 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/03/2004

Je suis de retour

Strasbourg est une ville superbe.  L'architecture est vraiment très belle, la cathédrale, les maisons typiques avec leurs colombages, franchement ca vaut le détour.  Et puis il y a les spécialités : la choucroute, la Flammenkueche (tarte flambée) et le Kougelhopf.  On en a bien profité. Je vais encore me battre avec ma balance mais bon.  On ne vit qu'une fois finallement. L'hôtel aussi, un Holiday Inn 4 étoiles, c'est signe d'un service de qualité : le personnel très agréable, le buffet petit déj succulent, les chambres vastes et bien aménagée.  Un week-end de repos et de détente dans un endroit magnifique.

On a eu droit au carnaval en plus.  Faire la fête avec les autochtones, rien de tel.  Le public participait énormément à ce cortège.  Les gens étaient souriant, entonnaient les chansons, lancaient des confettis et surtout attrapaient au vol les multiples bonbons lancés depuis les chars multicolores.  D'ailleurs je vous ai mis la photo du char qui m'a fait le plus rire.

Malheureusement, il a fallut rentré.  Hé oui toutes les bonnes choses ont une fin, mais je dois dire que ce petit week-end prolongé en amoureux, nous a vraiment ragaillardis.  On devrait s'accorder plus souvent ces petites pauses détentes.  J'ai même réussi à faire un peu de shopping, ben oui on se refait pas.  Les boutiques et moi c'est amis pour la vie.

Bisous





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