03/04/2004

Je suis épuisée

Alors un malade à la maison c'est quelque chose mais un homme c'est encore pire.
Sa première après-midi à la maison, il l'a passée à naviguer entre les toilettes et le divan.  Il était assez nerveux : la joie du retour, l'anxiété de savoir comment ca allait se passer, l'envie de bouger un peu.  Mais bon le principale était qu'il était de nouveau chez lui.
La première nuit afut plutot mouvementée.  J'étais tout de même montée dans ma chambre même si je me doutais que je ne pourais pas dormir.  Effectivement j'ai vu défilé les heures sur le radio-réveil.  J'étais à l'affut du moindre bruit, du moindre appel.  Vers 5h30 j'ai entendu un gros bruit et ensuite un gémissement. J'ai bondit hors du lit et ai dévalé les escaliers 4 à 4.  Je l'ai trouvé allongé par terre, sa potence en dessous de lui.  Il me regardait et  ne cessait de répéter qu'il était tombé.  J'ai eu un vent de panique et puis je me suis vite ressaisie.  J'ai d'abord regarder par tout sur lui et autour.  Je cherchais une trace de sang, une blessure . . . J'ai vu une petit goutte de sang au dessus de l'arcade sourcilière gauche . . . Il s'était fait une éraflure en cognant sur la table basse en verre.  Je lui ai demandé ou il avait mal . . . Un peu partout m'a-t-il répondu.  J'ai alors dégagé la potence qui était sous son dos . . . J'ai essayé de vérifier qu'il n'avait rien de cassé et puis je l'ai soulevé pour le remettre sur le divan heureusement tout proche . . . J'ai taté son corps un peu partout et rien n'avait l'air de lui faire horriblement mal . . .  Je lui ai proposé d'appeler l'infirmière, il était 5H45.  Il ne voulait pas car une heure après, elle devait de toute façon venir pour ses injections . . . Il s'est recouché et je suis allée chercher un oreiller et ai tenté de terminer "la nuit" dans le petit divan . . . C'était plus qu'inconfortable car c'est un canapé 2 places et je fais tout de même 1m71 . . J'ai les pieds qui dépasse, je ne sais pas me mettre à plat ventre, ma position préférée pour dormir, sur le côté c'est pas génial non plus . . .
A 7h00, l'infirmière était là.  On lui a expliqué les péripéties de la nuit, elle a vérifié et effectivement, il n'avait rien de cassé.  Bilan de la nuit : des coups un peu  partout pour monsieur, un pied cassé pour la potence et un manque de sommeil évident pour moi.  J'ai alors commencé à courrir par tout : remplacer la potence, prendre une chaise percée pour la nuit, ce sera plus pratique, allez chercher les médicaments à la pharmacie, voir le médecin traitant pour l'organisation de la suite des opérations.  Je le connais bien le médecin, j'ai garder ses enfants il y a quelques années.  Il a décidé de je lui ferai des injections de morphine pour la douleur ou de litican pour les nausées en intra-veineuses via les conduits des baxter.  C'est mieux qu'en sous-cutané : ca ne fais pas mal contrairement au sous-cutané, il faut moins de produit et ca agit plus vite . . . Me voilà bombardée infirmière tiens . . . Pourrais peut-être passer les exams après ça . . . J'ai tout de même pris le temps de décompresser un peu le soir et je suis allée aux babys plouf avec ma petite choupi,  ma filleule Solène.  Ca m'a permis de déconnecter et de me détendre un peu . . .  Une nouvelle nuit arrivait, j'ai donc à nouveau décidé de dormir dans le divan pour voir comment ca se passait avec la chaise . . . Comme il est sous décontractant mais à dose assez élevée, il titube et ne tiens pas sur ses jambes . . . Il m'a donc éveillée plusieurs fois la nuit pour aller aux toilettes ainsi que pour fumer (quand on c'est qu'il est malade à cause de la cigarette, il y a de quoi râler tout de même) . . . Moi je ne supporte pas de dormir ou il y a de la fumée, j'ai donc à nouveau passé une nuit blanche à râler et à l'engueuler parce qu'il fumait ou à l'aider pour aller sur la chaise . . . Je suis assez cassée ce matin évidemment . . .Mais ce qui m'a fait le plus bondir, c'est que sa mère lui a donné un paquet de cigarettes en cachette . . . Je vous raconte pas ce qu'elle a pris quand elle est arrivée ce matin.   Je lui ai crié dessus ( de temps en temps ca fait du bien) et lui ai dit que si elle venait pour encore lui fournir des cigarettes, je ne la laisserais plus rentrer.  Elle fume aussi.  Je lui ai dit aussi que s'il en était la c'était grâce à cette saloperie et que j'en subissait toutes les conséquences, c'est pas elle qui dort 3-4 heures par nuit, qui est enfumée toute la nuit, qui doit vider la chaise perçée et qui risque que la maison prenne feu parce qu'il est à moitié dans les vaps quand il fume.  Elle m'a répondu qu'il était mieux à l'hôpital, qu'elle ne l'aurait pas repris elle et que de toute façon il fumait autant  à l'hosto.  Elle est partie fâchée mais j'estime que j'ai raison.  S'ils ont envie de se détruire avec cette merde, c'est leur problème mais ils ne vont pas m'intoxiquer et me faire vivre une enfer à cause de ça.  La je dis stop.  Résultat j'ai un mal de tête persistant depuis 2 jours, je m'énerve, je dors pas et je suis à cran. Mais ou va-t-on donc . . .
 
C'est pas une vie.  Ma mère m'a dit que j'aurais pas du le reprendre à la maison.  Je suis trop gentil, il se fout de moi de toute façon.  J'ai fait tout mon possible et je suis encore entrain de sacrifier ma vie (je suis sortie 4 heures de la maison depuis jeudi 15h00) pour quelqu'un qui s'en fout.  Parfois je me pose des questions et je me demande vraiment pourquoi je fais tout ca.  Mais ne dit on pas que le coeur à ses raison que la raison ne connait pas. 
Je crois qu'ici çà s'applique bien.

17:18 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Ce ne me regarde pas, mais pq dire qu'il s'en fout?

Pour le reste, d'accord avec toi par rapport à ta belle-maman. Je suis fumeuse aussi, certes. Raison de plus pour me rendre compte de quelle merde c'est!

Je te souhaite bon courage...

Écrit par : rutabi | 03/04/2004

Réponse à Rutabi parce qu'il sait que je supporte difficilement la fumée de cigarette, d'autant plus depuis qu'il est malade, que je dois dormir dans le salon avec lui mais que ca ne l'empêche pas de fumer la nuit et de me réveiller avec l'odeur. Je ne lui demande même pas d'arrêter completement alors que dans son état, il ne devrait plus toucher une seule cigarette mais juste de se contenter de 4-5 sur la journée et de ne pas fumer la nuit. Sans compter qu'il est la plus part du temps endormis, il sait pas faire 3 pas qu'il tombe et il risque donc de s'endormir avec la cigarette allumée et de mettre le feu à la maison. Alors je dis là il se fout de moi et n'a aucun respect pour ce que je fais pour lui. Mais malgrés tout je l'aime, c'est comme ca.
Bises

Écrit par : Cats | 03/04/2004

ok Je te comprends mieux.
En même temps, pour être moi-même une droguée du tabac, j'éprouve des difficultés à émettre un avis.
Tous les jours, je me dis que je suis ridicule de fumer, que c'est hyper mauvais, etc... Mais je me sens incapable d'arrêter.
Ceci dit, beaucoup arrêtent net quand ils sont malades ou ont eu un avertissement (cardiaque ou autre), mais bon.

Moi, je sais que tous les jours, je maudis celui où j'ai commencé.

Écrit par : rutabi | 04/04/2004

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