06/04/2004

Angoisse

Tout allait plus ou moins bien. Il passait des nuits completes et je pensais même à retourner dans ma chambre avec un baby-phone.  J'ai donc décidé d'aller au boulot pour organiser mon travail de la semaine.  Ma collègue devait m'apporter le baby-phone et nous avions décidé de sortir manger un petit bout le midi.  Ca m'avait fait un bien fou, j'étais détendue, je me sentais bien.
Je suis rentrée vers 15h00, le médecin devait venir un peu plus tard.  A son arrivée, on a parlé du futur, de la possibilité d'ôté de temps en temps les baxters pour qu'il soit un peu plus libre.  Il en avait marre d'être toujours dans le gaz, donc on a réduit les doses de calments.  Et puis en début de soirée ca a commencé.  Il disait qu'il se sentait opressé, qu'il avait du mal a respirer.  Il toussait un peu et puis ca s'est emballé, il devenait comme hystérique, il s'asseyait, se couchait, s'asseyait à nouveau, demandait de l'air.  J'ai appelé le médecin et il m'a donné les instructions mais ca n'a rien changé.  Vers 21h00 j'ai rappelé le médecin et il est venu à la maison l'ausculté.  Il fait des crises d'angoisse.  Il s'énerve et plus il s'énerve plus il a difficile de respirer et plus il a difficile de respirer plus il s'énerve.  C'est une chaine sans fin.  Alors on a décidé : aérosols et oxygène.  Ca devrait le calmer.  Ca n'a pas marché de suite, j'ai du m'énerver à mon tour et le menacer de le faire repartir à l'hopital.  Je faisais la respiration avec lui, je lui parlais pour l'apaiser.  Il a finit par s'endormir après quelques crises.  Ce qui me fait le plus enragé, c'est que ca se passe dans sa tête.  Il a peur d'étouffer mais il est simplement un peu encombré.
La nuit il s'est éveillé pour aller aux toilettes et là de nouveau la crise voulait recommencer.  Le trajet l'avait épuisé et il haletait, ca l'a énervé et rebelotte.  J'ai réussi à le calmer à nouveau et il s'est endormis. Le kiné est passé ce matin pour faire partir les glaires.  La séance a bien débuté, il était calme et puis après un petit tour aux toilettes, il s'est de nouveau énervé.  Après une injection de calments, ca c'est à nouveau amélioré.  Mais c'est épuisant.  Il ne veut plus se coucher car il dit que couché, il n'est pas bien et respire difficilement.  C'est à nouveau dans la tête mais bon, je ne peux rien y faire.  J'essaye d'être douce, de le rassurer mais ce n'est pas du tout évident.  J'espère que lorsque l'encombrement sera parti, les angoisses diminueront.  Sinon on devra à nouveau mettre les doses importantes de calments et il sera de nouveau dans le gaz.
Putain de maladie, elle l'épuise, elle m'épuise ...
Le kiné repasse le soir et moi j'espère pouvoir un peu dormir car je puise de plus en plus dans mes réserves.
 

17:48 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Courage Je ne peux que te dire de prendre courage et d'énorme patience avec ton mari. J'ai vécu la même chose mais du côté enfant quand mon père a été + d'1 fois grâvement malade.
il est vrai qu'avec les médicaments, le caractère change, la sensibilité est à fleur de peau, on a tendance à craquer mais quand par après on y repense on peut plus lui en vouloir pcq est + objectif. Mais il est vrai que sur l'instant c'est très dur à vivre.
Pour ma part, mon père après s'être fait opéré d'un cancer, puis hôspitalisé pour de grâve problèmes à la jambe, puis un triple pomtage cardiaque et finalement une amputation de la 1/2 de la jambe, la fin a été triste. Il s'était toujours très bien remis de tout ça, il avait un caractère d'acier. Il avait réussi à remarcher, peu mais qd même.
Et il y a 2 mois, il a fait un arrêt brutal du coeur, en 3 secondesc'était fini.
J'avoue je le vis encore difficilement, mais j'essaye de continuer à vivre sans lui. Pas le choix.
Je sais pas si c'est vraiment ça qui peut remonter le moral, mais je veux dire par là, par mon expérience, que chaque minute est un trésor et qu'il faut en profiter à fond, pour pas avoir de regrêts plus tard.

Ps: merci de ton passage sur mon blog, vraiment très sympa ;)

Écrit par : zabou | 06/04/2004

.... Les amis sont des anges silencieux qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne se rappellent plus comment voler...

Écrit par : Babylou | 13/04/2004

... pas de nouvelle, bonne nouvelle.
j'espère que c'est bien le cas et que ça va.

Écrit par : zabou | 14/04/2004

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