29/04/2004

Journée speed

J'avais un peu plus le moral aujourd'hui.  Heureusement car au vu de tout ce  qu'il y avait à faire au bureau.  La fin du mois approche et c'est signe chez nous d'une charge de travaille très dense.  La maison mère attend nos chiffres et il y a tellement de chose à faire pour pouvoir lui fournir. J'avais un peu plus dormi donc j'étais en meilleur forme.  J'ai écouté la radio sur le trajet du boulot et j'ai pas mal de temps vu que je travaille à 125 km de la maison.  ALors ca a été boulot, boulot, boulot. Nous sommes 5 femmes dans un même bureau et quand le stress grandit, on est plutot du style à éclater de rire pour un oui pour un non.  Et je peux vous dire qu'on en a eu des fous rire aujourd'hui.  Maman m'avait invité à souper aujourd'hui, ca m'évitait de cuisiner pour moi seul.  De retour à la maison, j'ai eu l'agréable suprise de trouver une enveloppe matelassée dans la boite aux lettre.  Elle contenait un T-Shirt, un marque page et 2 entrées au ciné le tout à l'éfigie du film "Secret Window".  Ben voilà je vais pouvoir aller au ciné gratos.  Ca m'arrive souvent de jouer par sms ou de téléphoner aux stations de radio pour gagner un truc par ci par là. Avec mon homme pendant tout un temps, on allait au moins une fois par mois au ciné pour rien.  Ben oui toujours les kilomètres qui me séparent de mon boulot, alors j'ai le temps d'en entendre des concours sur les radios.  D'ailleurs lundi j'ai eu la chance de remporter 2 entrées aux Parc Disneyland Paris.  C'est toujours sympa. Vers 20h30, je me suis décidée à aller chez le meilleur ami de mon homme.  Je devais lui refiler des médicaments que prenait mon homme et qu'il prend aussi.  Les boites étaient soit intactes soit entamées de peu.  Autant que ca serve.  On a papoté, de mon homme, de lui, de moi.  On se soutien et ca fait du bien de se remémorer les bons moments qu'on a eu chacun avec mon homme.  Il m'apprend des choses moi je lui en raconte d'autres.  On rigole et on passe un bon moment.  La maintenant, il est 23h00 et je vais aller me coucher car demain est une dure journée de boulot, pire encore qu'aujourd'hui.  Mais heureusement après j'ai rendez-vous avec Valou et Babylou pour un souper chinois entre filles.  Un bon resto sur Liège, ca va nous faire du bien.  On va décompresser un max.
 
 

23:02 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/04/2004

Vagues à lames

Today j'ai le vagues à lames, je n'sais trop pourquoi.  Je sens sur mon coeur la lame d'une vague de froid. (V.Paradis)
 
Aujourd'hui c'était une journée sans.  Envie de rien, envie de lui.  Des ses bras, de son odeur.  Il me manque. La maison est vide mais toujours remplie de lui. Je lui pique ses fringues, son parfum, ses bijoux.  J'ai besoin de ces petits bouts de lui contre ma peau.  Mon coeur s'est brisé quand il nous a quitté.  Et aujourd'hui il avait besoin de pleurer, de le pleurer.  Alors j'ai ouvert les vannes.  Je ne comprends pas pourquoi on me l'a enlevé.  Je n'ai pas le choix, je dois juste accepter.  Notre vie commune n'a été faite que de combat, et quand enfin on aurait pu un peu se reposer, le destin en a décidé autrement.  Parfois on se demande pourquoi le sort s'acharne.  On en vient à se demander si ca vaut la peine de continuer. J'ai parfois l'impression que ma vie n'a plus de sens.  Comme si j'allais errer sur terre en attendant la fin.  Je sais que j'ai encore de belles années devant moi et que la vie ne s'arrete pas pour moi, mais sans lui ce n'est pas pareil.  Moi j'avais des projets, je voulais un mini lui, un enfant qui y aurait été un mélange de lui et moi.  Maintenant il faut tout recommencer mais je n'en ai pas envie.  Je n'en ai pas le courage.  Elle me plaisait moi mavieavec lui, je ne voulais pas la changer.  Je rentre et je n'ai plus personne avec qui partager mes joies, mes bonheurs, mes pleurs, mes soucis.  Nos disputes me manquent, nos calins, nos nuits d'amour.  Je m'étais battue pour être avec lui.  Nous avions encore tant de chose à faire, tant de chose à partager.  Mon coeur saigne, mon coeur souffre.  Je pense à lui, à nous sans cesse.  Accompagnes moi mon amour, tu es dans ma tête et dans mon coeur à chaque instant de la journée.  Tu y resteras jusqu'à mon dernier souffle. Notre bonheur c'est arrêté brusquement mais pour moi il est et sera toujours présent au fond de moi.
 

23:24 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/04/2004

Super journée

Hier j'ai passé une super journée. J'avais hésité a y aller car les derniers évenements de ma vie ne me motivait pas à m'amuser.  J'avais peur d'avoir un coup de blues, un coup de cafard et de gâcher la journée des autres.  Et puis après mûres réflexions, je me suis décidée.  J'irais au défilé de Rondinet.  Moi même étant une femme aux formes généreuses, j'avais envie de voir un défilé avec une mode pour moi et pas toujours les traditionnels défilés avec des filles filiformes qui vous montrent de vêtements que vous aimeriez mais même avec la meilleur volonté du bonne, vous n'arriverez jamais  à vous voir dans ses tenues qu'en rêve.  Il faut dire que 2 super nanas m'avaient motivée aussi. Puis finallement, c'est le meilleur moyen de me changer les idées et de réaprendre la vie.  Alors hier vers 15h00 me voici en chemin vers Bruxelles.  A peine arrivée, je suis accueillies par Pascale, madame rondinet (www.rondinet.com ), avec un large sourire.  Elle pensait que je ne viendrais pas mais c'est mal me connaître car quand je dis que je viens, hé bien je viens.  Ca faisait déjà super plaisir d'être attendue. Ensuite je me dirige vers les coulisses et la salle d'habillage et la je retrouve mes super nanas Valou et Babylou.  Valou c'est la responsable rondinet pour Liège, elle est super.  Pleine de peps, d'enthousiasme, toujours prête à aider tous le monde, toujours à courir partout pour que tout soit parfait.  C'est une fille géniale.  Ensuite il y a ma petite fée, Babylou.  Elle veille sur moi comme mon ange gardien.  Toujours prête également à rendre service.  Elles sont super contentes de me voir.  On a bcp papoté sur msn toutes les 3, elles me comprennent car elles ont toutes deux vécus des expériences similaires et m'épaulent pour remonter la pente.  Elles sont trop biens toutes les deux, chacunes à sa façon, chacunes selon son caractères, elles sont toujours là pour moi et j'espère pouvoir en faire autant pour elles.  Alors voilà les 3 super nanas prêtes pour une après-midi et une soirée de folie.  Et effectivement, nous n'avons pas été déçues.  Le stress grandissant de minutes en minutes, les préparatifs devenaient un peu désordonnés et les gens commencaient à se prendre la tête.  Mais quand le spectacle a débuté, tout s'est mis en place avec une telle facilité que s'en était déconcertant.  Les filles étaient toutes plus belles les unes que les autres, oublié le stress et la peur, sur le podium, elles rayonnaient tout simplement.  Tout s'est déroulé a merveille et le public venu nombreux était conquis.  Oui une fille ronde c'est beau, oui une fille ronde ca a du charme, oui une fille ronde peut être mannequin.  Ceux qui en doute encore n'aurons qu'à aller sur le site de rondinet dans quelques jours pour voire toutes les photos.  Après le défilé, nous avons encore pris un verre, mis un peu de l'ordre dans la salle.  J'ai eu l'occasion par l'entremis de Babylou de rencontrer Olivier et Nicolas (j'ajoute leur blog dans mes liens).  Deux bloggeurs bien sympathiques.  Il était déjà tard mais nous avions tous faims, alors un petit détour par un resto-pitta avant le retour sur Verviers.  Je suis finallement rentrée à 3h00 du mat après une journée et une soirée de détente, d'amusement, une super soirée quoi.  Merci à mes super nanas Valou et Babylou, sans elle je serais probablement restée à me morfondre à la maison.  Bisous mes belles et rendez-vous le 8 mai.

21:34 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

20/04/2004

Des hauts et des bas

Pas facile la vie quand on a perdu sa moitié.  C'est bizare mais jusqu'à samedi, j'encaissais pas trop mal mais évidemment, après l'incinération, on se rend compte que tout est vraiment fini.  On prend vraiment conscience.  Alors oui il me manque, oui ma vie me parait vide sans lui.  Samedi après avoir quitté le funérarium, je me sentais étrange, pas envie de rentrer chez moi.  Je suis donc allée au centre ville, me promener un peu avec ma maman.  Essayer de me changer les idées, mais voilà, mon homme était une personne connue en ville et je me sentais comme épiée, observée et jugée : Quoi, comment, on incinère son compagnon le matin et elle se promène en ville l'après-midi, mais c'est honteux.  Je me fais probablement des idées mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti.  J'ai alors décidé de rentrer chez moi.  Et là, catastrophe.  Je me suis retrouvée seule dans la maison et les vannes se sont ouvertes.  Je pleurais et n'arrivait pas à m'arrêter.
C'était le choc, la maison était vide sans lui.  J'ai alors réaliser que je n'avais jamais vécu toute seule dans cette maison.  On y avait emménagé ensemble.  Je ne savais plus que faire. Alors j'ai appelé mon amie.  Je voulais juste parler un peu mais elle ne voulait pas que je reste seule chez moi ce jour là.  Ils sont venu me chercher avec son compagnon.  Nous sommes allés sur la foire au centre ville pour le petit garçon de son ami.  J'y ai rencontré un copain que je n'avais plus vu depuis un bon bout de temps et celui-ci m'a appris que chaque fois qu'il voyait mon homme et qu'ils parlaient ensemble, il disait qu'il n'était pas toujours hyper sympa avec moi mais il trouvait qu'il avait de la chance d'être avec moi et que j'étais quelqu'un d'exceptionnel.  Ca m'a fait plaisir de savoir que mon homme pensait ca de moi.  Bien sur il m'a souvent dit qu'il m'aimait et que sans moi il n'aurait peut-être pas été ou il était arrivé aujourd'hui mais je ne savais pas tout cela.  Ca réchauffe le coeur de se dire qu'on a compté autant pour quelqu'un.  Ensuite j'ai passé la soirée chez mon amie, on a parlé de tout de rien, de lui de nous et puis on a mangé, on a bu un peu de vin aussi.  Je suis rentrée vers 23h00.  Le vin aidant, j'ai réussi à m'endormir assez rapidement.  Maintenant j'arrive à rester dans ma maison même s'il y a beaucoup de souvenir de nous.  Petit à petit, je ne garderais en mémoir que les bons moments passé ensemble et mon chagrin s'estompera peu à peu.  Je vais surtout essayer de penser à moi.  Même si j'essaye de m'amuser, je ne le trahis pas car je sais qu'il n'aurait pas voulu que je me laisse aller.  Alors j'essaye de vivre pour lui, pour nous.  Je l'aime et je l'aimerais toujours mais je dois continuer ma vie.
J'ai retrouvé une photo de nous ou je trouve que nous sommes bien.  C'était il y a presque 3 ans au baptème de ma filleule.  Il avait toujours sa moustache à cette époque.  Je trouve que ca le viellissait et c'est pour cela qu'un an après, dès notre arrivée à Punta Cana, en république dominicaine, il m'a fait la surprise de la raser.  J'i trouvé qu'il avait rajeuni d'un coup.  Alors voilà je vous mets cette photo que j'aime
 

10:17 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/04/2004

Il nous a quitté

Hier matin, doucement il s'en est allé vers un mond meilleur.  Depuis samedi, nous n'avions plus de contact, il ne répondait plus à nos paroles, à nos gestes de tendresses.  Il était un peu dans le "comas".  Malheureusement nous connaissions l'issue finale mais nous la repoussions toujours un peu plus.  Mais il fallait se rendre à l'évidence, la maladie était plus forte. Alors je lui ai parlé mardi même s'il ne me répondait plus.  Je lui ai dit qu'il avait assez souffert et qu'il était temps qu'il parte loin de la maladie et de la souffrance.
Vouloir le garder aurait été égoiste de ma part, car depuis quelques temps il avait plus de mauvais moments que de bons.  Maintenant il est libéré de cette saloperie.  Il est partit rejoindre les êtres chers qui l'ont précédent là-bas.  Tout d'abord sa grand-mère, qui a vaincu 3 cancers et qui est décédée de tout autre chose l'an passé.  Ils étaient très proches et je sais qu'elle sera là pour le guider et veiller sur lui.  Mon grand-père ensuite.  Ils ne se sont pas connu mais je suis sur que parrain aurait apprécié mon homme.  Il est temps maintenant qu'ils se rencontrent et qu'ils fassent un bout de chemin ensemble.  Mon papa enfin, qui appréciait Michaël.  Ils seront ensemble maintenant pour veiller sur moi.  Je suis triste et il me manque mais je sais que pour lui c'est mieux ainsi. 
 
Mon amour, tu t'es battu pendant un an contre cette saloperie qui finallement a eu le dessus.  Tu as été très courageux car tu es passé par des moments très pénible.  Maintenant te voilà serein, libéré.  Tu seras à jamais dans ma tête et dans mon coeur.  Je me remémorerais les merveilleux moments passés ensemble.  Je ne pourrais jamais t'oublier.  Je te souhaite d'être heureux là ou tu es à présent et je sais que tu seras toujours là pour veiller sur moi.
 
Je t'aime


14:37 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/04/2004

Angoisse

Tout allait plus ou moins bien. Il passait des nuits completes et je pensais même à retourner dans ma chambre avec un baby-phone.  J'ai donc décidé d'aller au boulot pour organiser mon travail de la semaine.  Ma collègue devait m'apporter le baby-phone et nous avions décidé de sortir manger un petit bout le midi.  Ca m'avait fait un bien fou, j'étais détendue, je me sentais bien.
Je suis rentrée vers 15h00, le médecin devait venir un peu plus tard.  A son arrivée, on a parlé du futur, de la possibilité d'ôté de temps en temps les baxters pour qu'il soit un peu plus libre.  Il en avait marre d'être toujours dans le gaz, donc on a réduit les doses de calments.  Et puis en début de soirée ca a commencé.  Il disait qu'il se sentait opressé, qu'il avait du mal a respirer.  Il toussait un peu et puis ca s'est emballé, il devenait comme hystérique, il s'asseyait, se couchait, s'asseyait à nouveau, demandait de l'air.  J'ai appelé le médecin et il m'a donné les instructions mais ca n'a rien changé.  Vers 21h00 j'ai rappelé le médecin et il est venu à la maison l'ausculté.  Il fait des crises d'angoisse.  Il s'énerve et plus il s'énerve plus il a difficile de respirer et plus il a difficile de respirer plus il s'énerve.  C'est une chaine sans fin.  Alors on a décidé : aérosols et oxygène.  Ca devrait le calmer.  Ca n'a pas marché de suite, j'ai du m'énerver à mon tour et le menacer de le faire repartir à l'hopital.  Je faisais la respiration avec lui, je lui parlais pour l'apaiser.  Il a finit par s'endormir après quelques crises.  Ce qui me fait le plus enragé, c'est que ca se passe dans sa tête.  Il a peur d'étouffer mais il est simplement un peu encombré.
La nuit il s'est éveillé pour aller aux toilettes et là de nouveau la crise voulait recommencer.  Le trajet l'avait épuisé et il haletait, ca l'a énervé et rebelotte.  J'ai réussi à le calmer à nouveau et il s'est endormis. Le kiné est passé ce matin pour faire partir les glaires.  La séance a bien débuté, il était calme et puis après un petit tour aux toilettes, il s'est de nouveau énervé.  Après une injection de calments, ca c'est à nouveau amélioré.  Mais c'est épuisant.  Il ne veut plus se coucher car il dit que couché, il n'est pas bien et respire difficilement.  C'est à nouveau dans la tête mais bon, je ne peux rien y faire.  J'essaye d'être douce, de le rassurer mais ce n'est pas du tout évident.  J'espère que lorsque l'encombrement sera parti, les angoisses diminueront.  Sinon on devra à nouveau mettre les doses importantes de calments et il sera de nouveau dans le gaz.
Putain de maladie, elle l'épuise, elle m'épuise ...
Le kiné repasse le soir et moi j'espère pouvoir un peu dormir car je puise de plus en plus dans mes réserves.
 

17:48 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/04/2004

Je suis épuisée

Alors un malade à la maison c'est quelque chose mais un homme c'est encore pire.
Sa première après-midi à la maison, il l'a passée à naviguer entre les toilettes et le divan.  Il était assez nerveux : la joie du retour, l'anxiété de savoir comment ca allait se passer, l'envie de bouger un peu.  Mais bon le principale était qu'il était de nouveau chez lui.
La première nuit afut plutot mouvementée.  J'étais tout de même montée dans ma chambre même si je me doutais que je ne pourais pas dormir.  Effectivement j'ai vu défilé les heures sur le radio-réveil.  J'étais à l'affut du moindre bruit, du moindre appel.  Vers 5h30 j'ai entendu un gros bruit et ensuite un gémissement. J'ai bondit hors du lit et ai dévalé les escaliers 4 à 4.  Je l'ai trouvé allongé par terre, sa potence en dessous de lui.  Il me regardait et  ne cessait de répéter qu'il était tombé.  J'ai eu un vent de panique et puis je me suis vite ressaisie.  J'ai d'abord regarder par tout sur lui et autour.  Je cherchais une trace de sang, une blessure . . . J'ai vu une petit goutte de sang au dessus de l'arcade sourcilière gauche . . . Il s'était fait une éraflure en cognant sur la table basse en verre.  Je lui ai demandé ou il avait mal . . . Un peu partout m'a-t-il répondu.  J'ai alors dégagé la potence qui était sous son dos . . . J'ai essayé de vérifier qu'il n'avait rien de cassé et puis je l'ai soulevé pour le remettre sur le divan heureusement tout proche . . . J'ai taté son corps un peu partout et rien n'avait l'air de lui faire horriblement mal . . .  Je lui ai proposé d'appeler l'infirmière, il était 5H45.  Il ne voulait pas car une heure après, elle devait de toute façon venir pour ses injections . . . Il s'est recouché et je suis allée chercher un oreiller et ai tenté de terminer "la nuit" dans le petit divan . . . C'était plus qu'inconfortable car c'est un canapé 2 places et je fais tout de même 1m71 . . J'ai les pieds qui dépasse, je ne sais pas me mettre à plat ventre, ma position préférée pour dormir, sur le côté c'est pas génial non plus . . .
A 7h00, l'infirmière était là.  On lui a expliqué les péripéties de la nuit, elle a vérifié et effectivement, il n'avait rien de cassé.  Bilan de la nuit : des coups un peu  partout pour monsieur, un pied cassé pour la potence et un manque de sommeil évident pour moi.  J'ai alors commencé à courrir par tout : remplacer la potence, prendre une chaise percée pour la nuit, ce sera plus pratique, allez chercher les médicaments à la pharmacie, voir le médecin traitant pour l'organisation de la suite des opérations.  Je le connais bien le médecin, j'ai garder ses enfants il y a quelques années.  Il a décidé de je lui ferai des injections de morphine pour la douleur ou de litican pour les nausées en intra-veineuses via les conduits des baxter.  C'est mieux qu'en sous-cutané : ca ne fais pas mal contrairement au sous-cutané, il faut moins de produit et ca agit plus vite . . . Me voilà bombardée infirmière tiens . . . Pourrais peut-être passer les exams après ça . . . J'ai tout de même pris le temps de décompresser un peu le soir et je suis allée aux babys plouf avec ma petite choupi,  ma filleule Solène.  Ca m'a permis de déconnecter et de me détendre un peu . . .  Une nouvelle nuit arrivait, j'ai donc à nouveau décidé de dormir dans le divan pour voir comment ca se passait avec la chaise . . . Comme il est sous décontractant mais à dose assez élevée, il titube et ne tiens pas sur ses jambes . . . Il m'a donc éveillée plusieurs fois la nuit pour aller aux toilettes ainsi que pour fumer (quand on c'est qu'il est malade à cause de la cigarette, il y a de quoi râler tout de même) . . . Moi je ne supporte pas de dormir ou il y a de la fumée, j'ai donc à nouveau passé une nuit blanche à râler et à l'engueuler parce qu'il fumait ou à l'aider pour aller sur la chaise . . . Je suis assez cassée ce matin évidemment . . .Mais ce qui m'a fait le plus bondir, c'est que sa mère lui a donné un paquet de cigarettes en cachette . . . Je vous raconte pas ce qu'elle a pris quand elle est arrivée ce matin.   Je lui ai crié dessus ( de temps en temps ca fait du bien) et lui ai dit que si elle venait pour encore lui fournir des cigarettes, je ne la laisserais plus rentrer.  Elle fume aussi.  Je lui ai dit aussi que s'il en était la c'était grâce à cette saloperie et que j'en subissait toutes les conséquences, c'est pas elle qui dort 3-4 heures par nuit, qui est enfumée toute la nuit, qui doit vider la chaise perçée et qui risque que la maison prenne feu parce qu'il est à moitié dans les vaps quand il fume.  Elle m'a répondu qu'il était mieux à l'hôpital, qu'elle ne l'aurait pas repris elle et que de toute façon il fumait autant  à l'hosto.  Elle est partie fâchée mais j'estime que j'ai raison.  S'ils ont envie de se détruire avec cette merde, c'est leur problème mais ils ne vont pas m'intoxiquer et me faire vivre une enfer à cause de ça.  La je dis stop.  Résultat j'ai un mal de tête persistant depuis 2 jours, je m'énerve, je dors pas et je suis à cran. Mais ou va-t-on donc . . .
 
C'est pas une vie.  Ma mère m'a dit que j'aurais pas du le reprendre à la maison.  Je suis trop gentil, il se fout de moi de toute façon.  J'ai fait tout mon possible et je suis encore entrain de sacrifier ma vie (je suis sortie 4 heures de la maison depuis jeudi 15h00) pour quelqu'un qui s'en fout.  Parfois je me pose des questions et je me demande vraiment pourquoi je fais tout ca.  Mais ne dit on pas que le coeur à ses raison que la raison ne connait pas. 
Je crois qu'ici çà s'applique bien.

17:18 Écrit par Catseyes | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |